Ce matin, j’ai visionné un très beau vidéo que Lili avait posté sur son site Posterous. Ça parle de Canadiens fiers d’être Canadiens. Quatre belles minutes assez émouvantes.
En regardant ces images, je n’ai pu que voir le vide qui s’est inspallé ici, au Québec, depuis quelques années. Même avec nos petits Québécois qui compétitionnent, eux aussi, à Vancouver, le coeur ne semble pas y être. Le midi, au 16e étage, on a un téléviseur grand écran vissé sur le mur. Il synthonise presque toujours un canal de nouvelles. Les videos wrap up des compétitions olympiques passent en boucle mais ne parviennent pas à faire relever les yeux des assiettes, ou si rarement. Et si d’aventure quelqu’un parle des olympiques, de Vancouver, du Canada, c’est souvent avec la langue empoisonnée qu’est devenue la nôtre: critique, défaitiste, acerbe.
La fièvre olympique, les Québécois ne l’ont pas cette année. Peut-être est-ce une question de distance. Tout est si différent là bas. Les montagnes, le Pacifique, même les Indiens avec leur totems et leur têtes d’aigles sont différents des nôtres.
Mais peut-être est-ce autre chose. Une affection cancéreuse qui nous ronge silencieusement. Au Québec, depuis quelques années, les meilleurs projets meurent dans l’oeuf, essouflés par la critique et la contestation. On s’est drapés dans la politically correctness, cette fausse idée démocratique, et depuis, le groupuscule gagne toujours sur la majorité. Et on reste là, bêtement, sans avancer ni reculer, de peur de mettre le pied dans un trou. Les accommodements raisonnables (ce stérile fourre-tout), les impératifs écologiques, les régions, les structures industrielles en désuétude, l’ infrastructure routière, l’autrefois prometteuse production hydroélectrique, les transports urbains: tous ces problèmes semblent nous avaler et nous rendre impuissants et idiots. Pourquoi ?
Dans son émission, Marie-France Bazzo demande souvent à ses invités De quoi le Québec a le plus besoin ces temps-ci ? Invariablement, ils répondent: de vrais leaders, de bons politiciens. Oui, sans doute que cela aiderait. Mais, au fond, ce que le Québec a vraiment besoin de retrouver, c’est l’inspiration.
L’inspiration et la fierté.
En parlant de JO, je peux te dire qu’en France, on est toujours autant à fond derrière nos champions !
Alors je te dis même pas s’ils avaient lieu dans notre pays…
Par Céline☼ le 22 février 2010
à 1:01