Je ne sais pas pour vous, mais je commence à être suis résolument écoeurée des nouvelles qui concernent la grippe A. Il y a des jours où je me demande si le Québec n’est pas qu’un peuple d’hypocondriaques. Parce que je regarde sur les autres sites de nouvelles un peu partout dans le monde et personne n’en parle sauf nous. Enfin presque. Il y a bien les Français sur France 2 qui en parlent; une certaine Dr Weber annonce que la grippe gagne du terrain et qu’un million et demi de personnes sont affectées mais bon, nous sommes cousins non ?
Sur la BBC UK, rien. Nada. On y parle de soldats tués en Afghanistan, de technologie, de politique intérieure et de problèmes de trains de banlieue, mais de grippe des cochons, nenni.
Aux États-Unis, rien non plus. Les manchettes vont à toutes ces choses que l’Amérique affectionne: les guerres, les tueries et les vedettes. Sur CNN US , on révèle l’existence d’enregistrement sur des “killings” en Iraq, puis de meurtres dans l’affaire de la famille Molher, puis des révélations sur le supposé kidnapping et l’assassinat de la petite Shaniya Davis. Bon, mettons qu’avec tous ces drames, ils n’ont pas besoin de la H1N1.
Alors dites-moi pourquoi ici, on fait des dossiers spéciaux, on interroge le ministre à toutes les cinq minutes, on fait le bilan des files d’attentes, on fait le décompte des doses données, de celles qui ne sont pas encore arrivées, de celles qu’on attend mais qu’on ne recevra qu’en décembre, des effets secondaires, des protocoles, des gens à risque, de ceux qui l’ont attrapée, de ceux qui en sont morts (6 ou 7 personnes), des sites de vaccination, de l’imbroglio de la vaccination dans les écoles, des coupons fastpass, des vedettes qui passent devant la plèbe, de l’adjuvant. De l’adjuvant ? Ou pas.
Pourquoi on ne parle que de ça ? C’est quoi notre problème ?
On ne doit pas avoir assez de meurtres à se mettre sous la dent.
























